L’information est tombée ce vendredi 11 mars, Jean-Christophe Lagarde, le Président de l’Union des Démocrates et Indépendants (UDI) a annoncé que son parti ne prendrait pas part à la Primaire organisée par Les Républicains. Dans une interview pour Radio Classique et Paris Première, l’homme fort du centrisme a affirmé que son parti allait investir des candidats pour les législatives et que les adhérents seraient consultés prochainement pour décider de la participation à la primaire. Il les a ensuite invité à refuser la primaire. Une primaire de la droite et du centre sans les centristes? Même si cela peut sembler étonnant, ce n’est pas la première fois que les centristes s’écartent de leurs alliés Républicains. Avant M. Lagarde, c’était le centriste préféré des français qui avaient remis en question sa participation et son soutien à la primaire. François Bayrou avait en effet dit qu’il soutiendrait le candidat de la droite et du centre en 2017 à la condition que ce dernier ne soit pas Nicolas Sarkozy, apportant son soutien à Alain Juppé. Pour une primaire qui se voulait rassembleuse de la « grande famille » de la Droite et du Centre, c’est raté. Pourtant l’idée de la primaire est majoritairement soutenue par François Bayrou et Jean-Christophe Lagarde, ce dernier considère même que c’est le meilleur moyen pour empêcher une possible absence de la droite au second tour de l’élection présidentielle. Pourtant, le président de l’UDI n’est pas prêt à donner son soutien à l’hypothétique vainqueur de cette primaire au motif que ce dernier pourrait ne pas être en adéquation avec la ligne politique de son parti. L’incapacité des Républicains à former une coalition forte En 2012, ce qui avait fait la force du candidat François Hollande, c’est d’avoir été choisi parmi un panel de candidats allant du centre à la gauche réformiste, de Jean Michel Baylet (le propriétaire du Midi Libre) à Arnaud Montebourg en passant par Manuel Valls, Martine Aubry et l’ancienne candidate à la Présidentielle Ségolène Royal. Ici on remarque que les Républicains ont échoué à fédérer une opposition de centre-droit contre l’exécutif « socialiste ». Cette impossibilité à créer une opposition crédible est due à une absence de leadership et d’idées nouvelles au sein du parti, alors qu’il est tiraillé entre Nicolas Sarkozy et Alain Juppé, la droite dure et le centre-droit. Ce clivage crée une sorte de double discours dans lequel les centristes peuvent se reconnaitre dans un premier temps mais être en total désaccord dans un second et cette situation engendre une incompatibilité à la participation centriste à la primaire car elle inclurait un hypothétique soutien à un candidat avec lequel ils sont en désaccord.