Le présent article évalue l’effet des aéronefs sur le climat et l’ozone atmosphérique; c’est le premier rapport du GIEC sur un sous-secteur industriel particulier. Il a été élaboré par le GIEC avec le concours du Groupe d’experts d’évaluation scientifique du Protocole de Montréal relatif à des substances qui appauvrissent la couche d’ozone, à la suite d’une demande présentée par l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI)1 à cause de l’impact potentiel des émissions de l’aviation. Celles-ci sont les émissions anthropogènes prédominantes déposées directement dans la haute troposphère et la basse stratosphère. L’aviation a connu une expansion rapide en parallèle avec la croissance de l’économie mondiale. Le trafic de passagers (exprimé en passagers-kilomètres payants2) a augmenté depuis 1960 de près de 9 pour cent par an, 2,4 fois le taux de croissance moyen du Produit intérieur brut (PIB). Le trafic de fret, transporté à raison de 80 pour cent environ par des avions de transport de passagers, s’est aussi développé dans le même temps. Le taux de croissance du trafic de passagers a ralenti, l’industrie de l’aviation arrivant à sa maturité, pour s’établir à 5 pour cent environ en 1997. Les émissions totales de l’aviation ont augmenté, car la demande accrue de transport aérien a progressé plus vite que les réductions dans les émissions spécifiques3 dues à des améliorations constantes de la technologie et des procédures opérationnelles. S’il n’y a pas de restrictions à la demande, il est à prévoir que le trafic de passagers augmenterait à des taux supérieurs à ceux du PIB durant la période évaluée dans le présent rapport. Les effets de l’aviation d’aujourd’hui et d’un éventail de projections de croissance de l’aviation (comprenant passagers, fret et militaires), en l’absence de restrictions, sont examinés dans le présent rapport, y compris les effets possibles d’une flotte d’avions supersoniques commerciaux de deuxième génération. Le rapport décrit aussi la situation actuelle de la technologie des aéronefs, des procédures opérationnelles et des options pour atténuer l’impact futur de l’aviation sur l’atmosphère planétaire. Le rapport n’examine pas les effets environnementaux locaux des émissions de moteurs d’aéronefs, ni les effets environnementaux indirects de l’activité de l’aviation, par exemple l’utilisation d’énergie par les transports au sol dans les aéroports. A lire sur vol hélicoptère.