Il est 5 heures...

31 mars 2017

Le grand retour de Nintendo

C'est fou. J'ai cru que la Switch allait être ruiner Nintendo. Mais j'ai visiblement sous-estimé la capacité du petit plombier à rebondir, encore et toujours. Et cette console pourrait bien être celle qui va permettre à Big N de revenir dans la course. Il y a peu, je me suis en effet rendu en Sicile pour participer à un incentive, et on en a discuté entre collègues : nombre d'entre eux en avaient déjà une ! La console a d'ailleurs eu le meilleur départ qu'ait jamais eu une console de salon en France. La firme a vendu plus de 100000 consoles en un seul week-end ! Ca change nettement de la Wii U et de ses malheureuses 45000 unités, tout de même ! Clairement, la Switch s'en est sortie grâce à Zelda : le titre a reçu les meilleures notes qui soient. Le jeu s'est vendu presque autant que la console, d'ailleurs ! Le line-up rachitique n'a de toute évidence pas froissé les gamers (ce qui est étonnant, parce qu'il m'a tout de même fait tiquer, en ce qui me concerne) : ils ont payé plein pot plutôt que d'attendre les baisses de prix pour Noël. Lorsque j'ai appris que la console allait être lancée trois mois après les fêtes, j'ai pensé que big N se tirait une balle dans le pied. Mais en fin de compte, c'était bien vu de sa part. Cette sortie retardée a en effet permis à Nintendo de ne pas sortir en même temps que la Scorpio à Noël prochain. Ce qui est curieux, c'est que c'est au Japon que la console cartonne le moins, puisque la Switch n'est pas parvenue à battre le record de la Wii. Personnellement, je pense que je vais attendre quelques mois avant de m'engager. J'ai été quelque peu calmé avec la Wii, que j'ai achetée dès son lancement, et qui a fini dans un placard au bout de quelques mois. La console aurait pu être géniale, mais trop d'éditeurs proposaient des jeux développés à la va-vite, et les bons jeux Nintendo étaient malheureusement trop rares. Quoi qu'il en soit, cet incentive en Sicile a été une vraie réussite. Nous sommes passés par cette agence, si vous souhaitez jeter un oeil.

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20 mars 2017

Sommes-nous adophobes?

En Occident, notre rapport aux adolescents est ambigu. Jamais nous n’avons porté autant d’importance à cette période de la vie. Les spécialistes enquêtent, les professionnels s’interrogent, les parents s’inquiètent. Des institutions spécialisées, comme les maisons des adolescents en France, font de la santé des adolescents leur mission principale, pendant que des politiques jeunesses orientent des actions spécifiques à l’endroit des jeunes. Nous cherchons collectivement des moyens pour veiller à leur entrée dans la vie adulte. En même temps, il ne se passe guère une semaine sans que de grands médias se fassent le relais de nouvelles donnant une piètre image des ados: manifestation et émeutes, conduites à risques, sexualité débridée alors qu’en d’autres occasions la loupe grossissante est posée sur le suicide de l’un d’entre eux, sur le récit d’une agression, parfois même d’un viol ou d’un meurtre. Mais cette représentation de l’adolescence est-elle juste? Témoigne-t-elle de ce qu’elle est véritablement aujourd’hui? Ou ne serait-elle pas plutôt représentative de sociétés sombrant dans le piège de l’adophobie? Qu’est-ce que l’adophobie? Le sentiment que les valeurs se perdent, que la jeunesse soit fainéante et qu’elle menace le maintien de l’ordre n’est pas bien nouveau. Nous pouvons émettre deux hypothèses à ce sujet. D’une part, nous pourrions penser que cette vision des plus jeunes est constante: chaque génération d’adultes percevrait les générations suivantes de la sorte. D’autre part, nous pourrions imaginer que ce sentiment est spécifique aux sociétés dont les membres ressentent le déclin de leurs civilisations. Dans tous les cas, des moyens sont mis en place pour éviter les débordements: du rite de passage à la fréquentation obligatoire de l’école, les adultes cherchent à contenir l’éventuelle remise en question de l’ordre établi par les plus jeunes. Or nous savons bien que les adolescents d’aujourd’hui ne deviennent plus des adultes comme ceux d’hier. L’expérimentation est ici le mot clef pour comprendre comment nos enfants progressent vers l’autonomie. C’est en multipliant les tests, les essais, les tentatives, les projets, etc., qu’ils sont amenés à faire lentement des choix… Un parcours dont les parents sont les témoins. Un chemin souvent hasardeux qui rappelle que nous ne maîtrisons pas toujours l’avenir de nos propres enfants. Dans ce contexte, la peur pour nos ados se déploie et se mêle souvent à la peur que nous entretenons à l’égard de ces mêmes jeunes. Cette peur se manifeste notamment par le fait que des parents vont considérer de plus en plus souvent les autres adolescents comme des menaces potentielles pour leurs propres enfants. Le piège de la visibilité? Les ados ne sont pas seulement menacés par l’incertitude, ils sont perçus eux-mêmes comme une menace. Mais que menacent-ils exactement aux yeux des adultes? Force est de constater que le rapport des ados à la sexualité, à la violence et à la mort est au cœur des craintes partagées par leurs aînés. Si le questionnement est légitime, si la volonté de protéger les plus jeunes n’est certainement pas à condamner, en revanche, l’émotivité que provoquent ces sujets entraîne souvent des interprétations erronées au sujet de l’adolescence. Le monde des écrans favorise ces lectures «émotives». Depuis quelques années, les ados sont devenus des producteurs de photos et de vidéos que nous pouvons considérer comme des fenêtres ouvertes sur leurs expérimentations. Ces traces visuelles ne nous donnent pourtant qu’un accès partiel à ce qui s’est réellement produit dans leur vie. D’autant plus que la plupart des photos et des vidéos commentées dans les grands médias concernent une fois de plus les trois grands tabous que sont la sexualité, la violence et la mort. Ainsi, les images à caractère pornographique, les sextos, le slut shaming, le cyberharcèlement ou les suicides en direct sur Internet comptent parmi les sujets les plus médiatisés lorsqu’il s’agit de parler de l’adolescence. Or, cette tendance à mettre en avant ces sujets ne souligne pas seulement que nous avons peur que nos propres enfants soient «contaminés» par ces phénomènes. Elle renforce paradoxalement une image fondamentalement négative de cette période de la vie. Ainsi la peur des ados et de nos ados se nourrit inlassablement à l’ère du numérique. Pour comprendre un phénomène, il importe d’abord de le désigner. Pour dénoncer une attitude, il importe de la définir. Il fut un jour important, crucial même, d’inventer le terme xénophobie pour que des citoyens puissent la reconnaître et la signaler, pour que des institutions sortent de l’indifférence afin de la combattre. Il s’avérerait même difficile de repérer les paroles et les gestes xénophobes qui se répandent autour de nous sans mot pour en penser l’existence et en analyser les conséquences. Si aujourd’hui l’idée nous paraît banale, il reste que le mot xénophobie, bien connu, n’a pas toujours existé, ni dans la bouche des hommes et des femmes ni dans la conscience humaine. Ainsi, la peur de l’étranger existe depuis longtemps, mais la lutte contre elle s’est engagée depuis peu. L’histoire fut semblable lorsque des individus refusèrent de la même façon la misogynie et l’homophobie. Qu’elle prenne la forme d’une stigmatisation de la jeunesse contemporaine, d’une condamnation de ses comportements ou même d’accusations injustifiées à son égard, l’adophobie repose sur notre peur de «l’étrangeté adolescente». Il est peut-être temps d’interroger nos craintes afin de mieux la comprendre.

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07 février 2017

Un oeil dans les hauteurs

Quand j'étais enfant, je rêvais de devenir pilote. Je n'ai pas réalisé ce rêve (soupir...) , mais à la place, et peut-être pour compenser, j'ai tenté nombre de vol au fil du temps. J'ai en particulier adoré tous ceux qui allaient vite et secouaient un peu. Mais mon préféré en la matière reste finalement, et étrangement, celui qui secouait le moins. Celui-là, je l'ai fait en septembre dernier, et j'ai tout simplement adoré. Pourtant, l'on aurait difficilement faire plus calme et plus lent : c'était un vol en montgolfière du côté de Bourges ! Mais c'est un fait : découvrir notre monde de là-haut sur une nacelle de rotin, en se laissant porter au gré du vent, a été un moment incroyable. Ce vol était tellement impressionnant que certains à bord en oubliaient de prendre des photos ! Ce n'est pas souvent qu'on peut se rendre compte à quel point notre Terre est sublime. Depuis la terre, l'on ne se laisse en effet que très rarement surprendre par le paysage. Néanmoins, une fois dans les cieux, la situation bascule : l'on ne peut qu'être frappé par sa beauté ! Mais le paysage n'est pas ce qui est le plus formidable dans cette aventure. Le plus important, je dirais, c'est le changement de degré auquel l'on est confronté. En s'élevant dans les hauteurs, l'on perd en effet de vue les détails. Mais à l'inverse, l'on a une vision d'ensemble. Les champs perdent de leur grain et deviennent de simples taches dans le décor ; les villes se réduisent comme peau de chagrin pour ne plus être que des maquettes d'enfant... Tout rapetisse à vue d'oeil, au point qu'on a l'impression de regarder le monde... à travers l'oeil d'un ange ! Et c'est ça qui est fou : l'on admire soudainement l'univers non plus du point de vue de l'homme, mais du point de vue de l'autre. Ca ne se produit pas tous les jours ! C'est ce changement de vision qui rend ce vol à ce point unique : dans les hauteurs, l'univers auquel on est habitué se pare soudain d'une nouvelle épaisseur. Il n'a pas changé d'un iota, mais il est soudain très singulier. Ai-je besoin de vous dire que je vous incite à tester la chose, si vous en avez l'occasion ? :) En tout cas, je me demande si je ne vais pas recommencer en 2017. Les vols en ballon reprenant aux beaux jours (à partir d'avril), cela me laisse encore du temps pour me décider. Mais je crois que je vais me laisser tenter ! :) Voilà le site par lequel je suis passé pour ce vol en montgolfière.

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31 janvier 2017

Jolies courbes

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Le Brexit ou la compétitivité fiscale

La chef de gouvernement britannique, Theresa May, a annoncé une forte baisse du taux d'imposition sur les sociétés au Royaume-Uni, afin d'en faire le plus bas des pays du G20. Elle compte ainsi retenir les entreprises effrayées par le Brexit. Theresa May tente de rassurer les entreprises effrayées par le Brexit en leur offrant une substantielle carotte fiscale. La chef du gouvernement britannique a annoncé, lundi 21 novembre, une baisse très conséquente du taux de l'impôt britannique sur les sociétés (IS) afin d'en faire le plus faible des pays du G20. La Premier ministre reprend ainsi à son compte une mesure envisagée début juin 2016 par le gouvernement de David Cameron. Le message est clair : le Brexit isole économiquement le Royaume-Uni du reste de l'Europe, mais les entreprises y paieront un impôt bien plus bas qu'ailleurs sur le Vieux continent où le taux moyen de l'IS est de 25 %. Georges Osborne, le ministre britannique des Finances du précédent gouvernement, avait indiqué qu'il songeait à ramener cette taxe de 20 % (taux actuel) à 17 %. Mais la déclaration de Theresa May laisse entrevoir une baisse encore plus substantielle. Pour devenir le pays du G20 doté de la fiscalité la plus avantageuse pour les entreprises, Londres va devoir prendre en compte les promesses du nouveau président des États-Unis. Donald Trump a promis de ramener l'impôt sur les sociétés à 15 %. Jusqu'où Theresa May est-elle prête à aller ? Cette question inquiète beaucoup les autres pays européens qui craignent un dumping fiscal britannique, qui viendrait s'ajouterait ainsi à celui pratiqué par l'Irlande du Nord (où le taux de l'IS est de 12 %). Le très influent ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, a prévenu que le Royaume-Uni devait continuer à respecter les règles européennes sur le dumping fiscal tant que le pays n'avait pas officiellement quitté le giron de Bruxelles. Pour tenter d'apaiser ce début de fronde, Londres a fait savoir que la seule piste envisagée était de ramener l'impôt sur les sociétés à 17 %. Le reste, assure Londres, "est purement spéculatif".

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22 novembre 2016

L'impact des avions sur l'ozone

Le présent article évalue l’effet des aéronefs sur le climat et l’ozone atmosphérique; c’est le premier rapport du GIEC sur un sous-secteur industriel particulier. Il a été élaboré par le GIEC avec le concours du Groupe d’experts d’évaluation scientifique du Protocole de Montréal relatif à des substances qui appauvrissent la couche d’ozone, à la suite d’une demande présentée par l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI)1 à cause de l’impact potentiel des émissions de l’aviation. Celles-ci sont les émissions anthropogènes prédominantes déposées directement dans la haute troposphère et la basse stratosphère. L’aviation a connu une expansion rapide en parallèle avec la croissance de l’économie mondiale. Le trafic de passagers (exprimé en passagers-kilomètres payants2) a augmenté depuis 1960 de près de 9 pour cent par an, 2,4 fois le taux de croissance moyen du Produit intérieur brut (PIB). Le trafic de fret, transporté à raison de 80 pour cent environ par des avions de transport de passagers, s’est aussi développé dans le même temps. Le taux de croissance du trafic de passagers a ralenti, l’industrie de l’aviation arrivant à sa maturité, pour s’établir à 5 pour cent environ en 1997. Les émissions totales de l’aviation ont augmenté, car la demande accrue de transport aérien a progressé plus vite que les réductions dans les émissions spécifiques3 dues à des améliorations constantes de la technologie et des procédures opérationnelles. S’il n’y a pas de restrictions à la demande, il est à prévoir que le trafic de passagers augmenterait à des taux supérieurs à ceux du PIB durant la période évaluée dans le présent rapport. Les effets de l’aviation d’aujourd’hui et d’un éventail de projections de croissance de l’aviation (comprenant passagers, fret et militaires), en l’absence de restrictions, sont examinés dans le présent rapport, y compris les effets possibles d’une flotte d’avions supersoniques commerciaux de deuxième génération. Le rapport décrit aussi la situation actuelle de la technologie des aéronefs, des procédures opérationnelles et des options pour atténuer l’impact futur de l’aviation sur l’atmosphère planétaire. Le rapport n’examine pas les effets environnementaux locaux des émissions de moteurs d’aéronefs, ni les effets environnementaux indirects de l’activité de l’aviation, par exemple l’utilisation d’énergie par les transports au sol dans les aéroports. A lire sur vol hélicoptère.

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04 novembre 2016

Revendication

Manifestations, opposition, pétitions, protestation, annulation, revendication… Pour un peu, on plaindrait le gouvernement : les Français sont vraiment ingouvernables. Accusations permanentes, jérémiades continuelles, victimisation transformée en corpus idéologique. La résistance au changement sous le signe du “toujours plus” est telle que ceux qui veulent réformer sont taxés d’esclavagisme au service du capitalisme barbare par des syndicats qui n’existent que par leur pouvoir de nuisance ; paralyser le pays est leur seul talent. Les boucs émissaires en ont marre mais hélas ! ils se taisent. Chefs d’entreprise soutiers de l’économie, cochons de payants de la dilapidation de fonds publics qu’ils alimentent sans mot dire ; travailleurs indépendants, libéraux qui gagnent euxmêmes leur vie ; salariés heureux et qui aiment leur boîte ; représentants patronaux qui n’osent plus s’exprimer de peur d’être l’étendard repoussoir des réformes. Des patrons en récession, en dépression, qui n’osent plus recruter, dépenser, investir, qui courbent l’échine en attendant le prochain impôt, la prochaine taxe qui compensera la pseudo-baisse des charges. Réveillez-vous ! Et les médias “pousse au crime” de se gargariser avec avidité de l’ampleur de la manif ou de la pétition, attendant avec gourmandise l’opportunité de la une sur la reculade du gouvernement. Mais qui arrivera à réformer ce pays ? Les Juppé, Le Maire, Fillon, Copé, Bayrou… leur programme ? C’est le discours de la méthode qu’il nous faut. Que feront-ils face aux mêmes fauteurs de troubles, irresponsables au point de mettre les jeunes dans la rue ? Vite ! que la mobilisation change de camp.

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Quand l'Europe nous trahit

Il n’y a pas de pire procureur contre l’Europe que les dirigeants européens. Pas de pires irresponsables que les responsables communautaires. Si on veut se convaincre de la déchéance intellectuelle de l’Europe politique, son idée de vouloir s’en remettre au sultan ottoman pour régler la crise des migrants revient à demander à Al Capone de veiller sur ses biens. On peut tout reprocher à Erdogan : la mégalomanie, l’autocratie, la brutalité. Tout, sauf son manque de conviction islamiste : il arme l’État islamique pour vaincre les États arabes laïques et il aspire à l’islamisation de l’Europe. Autrement dit, le cauchemar d’une augmentation de l’immigration islamique correspond à son rêve. Et c’est vers ce dictateur que les Européens, plutôt que de prendre leur destin maritime en main, accourent, la corde au cou. Le pire, c’est que les commissaires et le sultan sont en adéquation : lors de son meeting électoral de Strasbourg, le sultan, dans une salle bondée où les hommes étaient séparés des femmes, décrivait l’Europe comme infectée par « la xénophobie, l’islamophobie et le racisme ». C’est exactement ce que viennent de conclure les “experts” du Conseil de l’Europe qui se sont inquiétés du « discours de haine » en France. Parmi les accusés : la chocolatine de Copé et la réglementation concernant l’accompagnement de sorties scolaires par des mères d’élève portant le voile ! Et on peut lire sur le site de l’Union européenne : « La migration est une des priorités politiques de la Commission Juncker. » Il n’y a de pire suicidaire que l’Europe des commissaires.

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29 février 2016

La délicate question de la redistribution

Je m'étais toujours demandé comment notre pays avait pu en arriver là. Mais il y a peu, j'ai finalement trouvé une réponse à cette question. Il y a quelques jours, je me suis rendu à Amsterdam pour assister à un meeting qui s'est avéré plus intéressant que prévu. Si la plupart des interventions ne cassaient pas trois pattes à un canard, un intervenant s'est employé à présenter le modèle qu'on retrouve en général dans la redistribution des richesses. Son discours m'a paru particulièrement intéressant parce qu'il expliquait comment la répartition de la richesse se faisait en fonction du niveau de développement des pays. Dans les sociétés où règne une pauvreté endémique, l’inégalité est assez faible. La population se trouvant dans l'ensemble dans la même condition de précarité, les disparités de revenus s'avèrent logiquement restreintes. Il faut que cette société s’enrichisse pour que l’inégalité s'accroisse. Lors de cette étape de développement critique, le succès tient essentiellement dans l’accès à des moyens financiers. Etant donné que ces facteurs divergent évidemment d'un individu à l'autre, l'enrichissement au sein de la société est lui aussi assigné de façon très inégale. La richesse globale augmente très rapidement mais chacun ne profite pas de cette manne au même titre. C'est ce qui passe actuellement en Chine. Lorsque le pays atteint un certain niveau de revenus, cependant, l’inégalité devient un sujet majeur et la répartition gagne dès lors en importance. Le citoyen lambda, par l'entremise du vote, peut dès lors faire clairement comprendre que la répartition est un sujet essentiel pour lui, ce qui conduira à en faire progressivement une priorité du gouvernement. Les pays occidentaux sont par exemple dans cette période d’inégalité très faible. Si la plupart des interventions lors de ce meeting à Amsterdam n'étaient pas fameuses, cet intervenant m'a tout de même captivé avec son propos : il permettait de comprendre que la situation de la France est somme toute due à une évolution naturelle. Notre pays figure dans le top des pays où l’inégalité a reculé massivement au cours de ces dernières années. Cette attention croissante apportée à la répartition se fait en revanche progressivement au grand dam de l'intérêt alloué à la prospérité. Inscrivez-vous pour le prochain séminaire à Amsterdam en suivant le lien vers le site de l’organisateur.

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Les français aiment leur entreprise

Les Français et l'entreprise, c'est toujours une équation compliquée. Mais derrière cet amour complexe, l'attachement est bien réel, en témoigne ce nouveau sondage réalisé par Opinion Way pour "J'aime ma boîte", le Parisien Economie et RTL. Alors qu'en ce 1er octobre se déroule la 13ème fête des entreprises, 66 % des Français affirment "aimer leur boîtes." Un score élevé mais en baisse de 4 points par rapport à l'année dernière, à la même époque. Dans les détails, les chiffres varient peu selon le genre, l'âge mais l'opposition Paris/province est plus marquée : avantage aux provinciaux qui "aiment leur boîte" à 68 % contre 57 % pour les Franciliens. De la même façon, ce sont surtout les cadres (76%) qui sont le plus attachés à leur entreprise par rapport aux non-cadres (64%). Première motivation : l'intérêt de son travail (44%) devant l'autonomie et l'ambiance (28%). Viennent ensuite la rémunération et le respect de l'équilibre vie professionnelle/vie personnelle (27%). En revanche, seuls 42% des salariés français estiment que leur entreprise prend en compte et valorise leurs initiatives. Une réalité parfois amère puisque 84 % d'entre eux savent qu'ils contribuent à la réussite de leur entreprise, surtout dans les TPE où ce score atteint 94 % ! C'est d'ailleurs dans ces très petites structures que l'attachement à l'entreprise est clairement le plus fort. Reste que les Français ont besoin d'un peu plus d'amour : 72% des salariés déclarent avoir besoin de se sentir aimés de leur patron (et 76% de leurs collègues) pour être efficace au travail. Il faut dire que seuls 50 % des Français apprécient leur patron... Surtout, "74% des Français estiment que les intérêts des salariés et des entreprises ne sont pas concordants." Entre les Français et l'entreprise, l'amour perdure mais reste fragile.

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