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05 janvier 2018

Symposium d'Amsterdam sur l'impasse Grecque

La Grèce est décidément devenue une star planétaire. Une star en fin de carrière, j'entends. De celles qu'on voit un peu trop souvent dans les magazines à scandale. A l'occasion d'un symposium qui s'est déroulé à Amsterdam mardi dernier, mes collègues et moi avons largement parlé de l'actualité de la Grèce. Et le moins qu'on puisse dire, c'est que la conversation était agitée. Au moment où le pays est au bord du gouffre, j'aimerais revenir sur cette catastrophe grecque qui bouscule l'Europe toute entière, et, d'une certaine manière, le monde entier. La crise grecque n'est pas sans conséquences sur l'économie française. Elle a ponctué l'arrivée de la crise de la dette souveraine en Europe. Elle a en effet imposé aus autres membres de la zone euro d'intervenir pour empêcher l'éclatement (possible) de la zone euro. La Grèce, couverte de dettes, était incapable d'honorer ses arriérés. Les marchés ont perçu l'épouvantable gestion de l'Etat grec et ont obligé la Grèce à emprunter à des taux exceptionnellement élevés, ce qui a accru les déficits et entraîné une diminution des dépenses. Au niveau économique, les restrictions extrêmes dans les dépenses de l'Etat Grec ont conduit à une hausse du chômage, un abaissement des salaires... et, disons-le, à pas mal de manifestations pour protester contre la politique d'austérité. Pendant le symposium, j'ai été troublé de constater qu'en dépit d'opinions souvent tranchées, mes collègues ne connaissaient pas vraiment le terreau de cette crise. Cette dernire est naturellement due à un ensemble de facteurs, mais l'une des raisons principales de la crise grecque réside à mon sens dans les Jeux Olympiques. Evidemment, d'autres causes, plus profondes et anciennes (telles que corruption généralisée et absence de compétitivité), sont à prendre en compte. Mais les JO ont été la cerise sur le gâteau empoisonné. L'alarme avait été donnée dès 2004 par des experts qui s'alarmaient que les dépenses des JO, financées par emprunts, puissent provoquer un affaiblissement de la Grèce. En effet, près de 12 milliards ont été dépensés pour développer les infrastructures nécessaires. Ces dépenses exagérées se sont traduites par l'expansion des déficits, puisqu'ils sont passés de 3,7% du PIB à 7,5% après l'année des JO. Cette dépense n'est pas responsable de la crise actuelle, mais force est de constater qu'elle n'a fait qu'alourdir les difficultés du pays. C'est à partir de ce moment que la Grèce a pris le chemin d'une voie sans retour, et a creusé sa tombe de plus en plus profondément. Ce symposium à Amsterdam m'aura en tout cas clairement montré que la Grèce ne laisse pas indifférent. D'ailleurs, aucun d'entre nous n'a vraiment joui des animations fournies lors de notre séjour, et ce en dépit de leur caractère exceptionnel ! Je vous laisse le lien vers le site spécialiste de ce séminaire à Amsterdam.

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02 janvier 2018

L’islamophobie politique

Une grosse tendance de 2016 a été la quasi-omniprésence d’une islamophobie politique : de l’extrême droite à la gauche, on a pu observer la capacité de courants politiques très différents à produire des discours visant et problématisant les musulman-e-s, sur un mode identitaire, sécuritaire ou faussement égalitaire, en ayant recours notamment à des usages dévoyés de la laïcité, du féminisme ou de la liberté d’expression. La ministre en charge du droit des femmes, Laurence Rossignol, en a donné un exemple édifiant en comparant les femmes voilées, qu’elle considère comme des « militantes politiques », à des « nègres américains qui soutenaient l’esclavage ». Comment dès lors s’étonner que celles-ci soient visés par des violences et des discriminations, alors même qu’elles sont désignées comme cibles par celle-là même qui a la charge de veiller au respect des droits de toutes les femmes, y compris celles qui auraient fait des choix, vestimentaires et/ou religieux, différents des siens. La culmination de cette expression politique de l’islamophobie a pris un tour aussi grave que grotesque à travers les polémiques autour du « burkini » durant l’été 2016 : Initiée par quelques maires Les Républicains soucieux de se signaler auprès d’un électorat très réceptif à des questions identitaires, la polémique a vite été reprise par des courants aussi divers que le Front National, les groupuscules identitaires et au sein d’une mouvance se revendiquant de gauche laïque, suscitant même le soutien de Manuel Valls, alors premier ministre, qui ne manque jamais une occasion de dire tout le bien qu’il pense des femmes musulmanes portant un foulard. Après des dizaines de verbalisation, des scènes surréalistes où des policiers intimaient l’ordre à des femmes musulmanes de se déshabiller, des cas de vives tensions où des familles était prises à partie, il a fallu que le CCIF et la LDH interviennent juridiquement et systématiquement, allant jusqu’au Conseil d’Etat, pour que le pays revienne à la raison : celle du droit. Cet épisode a donné lieu à une réprobation massive de la part de l’opinion internationale, confrontée à ce que l’islamophobie pouvait, en France, revêtir de plus ignorant et de plus antinomique, en matière de respect des droits et des libertés fondamentales. C’est seulement lorsque le Conseil d’Etat a rendu sa décision, réaffirmant les libertés individuelles et rendant la pleine et ridicule mesure des arguments fournis par les municipalités, en faveur des « arrêtés burkinis », que la polémique a commencé à décroitre, après un été gâché et tant d’humiliations inutiles, pour des centaines de femmes.

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28 novembre 2017

Un peu de vins

La semaine dernière, j'ai eu l'occasion de participer à un cours d'oenologie à Beaune, et j'ai pu y goûter, entre autres choses, à quelques vins blancs de la Vallée de la Loire. Et je dois dire que j'ai été agréablement surpris. Franchement, si vous êtes comme moi un peu blasé des vins blancs à base de Chardonnay, je vous conseille vraiment de vous jeter sur ceux de la vallée de la Loire. Les yeux fermés, même ! Pour ceux qui ne connaissent pas, les cépages en sont le Chenin blanc et le Sauvignon, auquel s'ajoute le Melon de Bourgogne (qui, contrairement à ce que son nom indique, n‘est cultivé qu’en Pays nantais pour donner le Muscadet !). La région produit également des rouges, des rosés et des crémants, mais c’est tout de même pour ses blancs qu’elle est la plus réputée. Et je dois dire que j'ai vite compris pourquoi lors de la dégustation ! Les vignobles les plus en amont de la vallée de la Loire sont ceux des appellations Côtes-du-Forez près de Montbrison et Côte-Roannaise près de Roanne, toutes deux situées dans le département de la Loire, sur des coteaux. Proches du Beaujolais, de Lyon et du nord de la vallée du Rhône, elles se vendent en grande partie de ce côté mais certains producteurs conquièrent les cartes de tables étoilées ou exportent leurs vins. Elles produisent des rouges uniquement issus de Gamay. Les sols volcaniques ou granitiques et l‘altitude des vignes donnent une typicité très intéressante avec du corps, des notes épicées et minérales. Entre ces deux vignobles, l’IGP Urfé permet à ces mêmes vignerons de produire des blancs à la fois fruités et vifs avec des cépages variés comme le Viognier, le Chardonnay, le Pinot Gris ou la Roussanne, toujours utilisés en monocépages. C’est une mine de vins très plaisants, qui plus est bien moins chers que les Condrieu ou Saint-Joseph situés pas très loin, plus à l’est. Une chose est sûre : ces vins blancs de la Vallée de la Loire sont mon nouveau péché mignon ! Et si vous êtes amateur de vin, je vous recommande aussi les cours d'oenologie : c'est une excellente façon d'apprendre dans une ambiance chaleureuse ! Je vous mets en lien celui que j'ai fait, pour ceux que ça intéresse. A lire sur le site internet de cette activité de cours d'oenologie à Beaune.

 

vin (5)

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27 novembre 2017

L’économie sociale et solidaire au sein de la Commission européenne

En 1989, le président de la Commission, Jacques Delors, crée une unité dédiée à l’économie sociale et solidaire au sein de la direction générale « Entreprise et industrie ». Cette unité est néanmoins dissoute en 1997, avant d’être réintégrée en 2000 à l’unité « Artisanat, petites entreprises, coopératives et mutuelles », dépendant de la même direction générale. Aujourd’hui, aucune direction générale ou unité n’est dédiée spécifiquement à l’économie sociale et solidaire. Cependant, selon les thématiques abordées, certaines directions générales constituent des interlocutrices privilégiées. C’est le cas de la direction générale « Emploi, affaires sociales et inclusion » (EMPL), qui lance notamment de nombreux appels à propositions pouvant bénéficier aux collectivités locales et aux acteurs de l’économie sociale et solidaire ; de la direction générale « Marché intérieur, industrie, entreprenariat et PME » (Grow) qui s’attache au développement de l’innovation sociale et l’entreprise sociale ; et de la direction générale « Politique régionale et urbaine » (Regio), qui coordonne les financements aux régions par les fonds structurels. Ce choix de ne plus faire dépendre l’économie sociale et solidaire d’une seule direction générale rend certains acteurs européens nostalgiques. Pourtant, tout comme le gendermaintreaming, le choix de cette approche transversale et structurelle semble beaucoup plus adéquate puisqu’elle s’inscrit au cœur de l’alternative socio-économique multiple proposée par l’économie sociale et solidaire en matière de développement économique, de création d’emplois, de services aux personnes, de lutte contre la pauvreté, d’insertion de publics fragilisés et d’environnement. Depuis 2012, il existe aussi au sein de la Commission européenne le groupe d’experts de la Commission sur l’entrepreneuriat social (GECES). Composé de représentants des États membres, des autorités régionales et locales, mais aussi d’organisations en lien avec l’entrepreneuriat social, ce groupe est consulté par la Commission sur les nouveaux développements et la mise en œuvre d’actions liées à l’entrepreneuriat social et l’économie sociale et solidaire.

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07 novembre 2017

Se former aux nouvelles technologies

Le monde des technologies de l'information (TI) devient de plus en plus avancé et compétitif tout le temps. Par conséquent, il est important pour les personnes souhaitant avoir une carrière dans ce domaine pour obtenir la meilleure formation informatique actuellement disponible. L'article suivant examinera les meilleures écoles en ligne pour poursuivre un diplôme en informatique.  Méthodologie  Les programmes collégiaux suivants ont été évalués en utilisant les critères suivants:  - Placement (le pourcentage de diplômés ayant réussi à obtenir un emploi dans le domaine informatisé dans les six mois suivant son diplôme)  - Pourcentage de la faculté ayant un doctorat.  - L'analyse de la valeur des coûts de l'éducation  - Curriculum du programme informatique  1. Western Governors University  Les frais de scolarité sont de 2 900 $ pour une période de six mois.  L'idée de fournir une excellente éducation en ligne à un prix abordable est la base de WGU. Ils sont l'une des écoles les moins chères, en particulier lorsque vous considérez ce que vous obtenez pour votre argent. Étant donné que le prix est à terme, un étudiant peut économiser beaucoup d'argent s'il peut prendre une charge importante. Il existe de nombreuses concentrations disponibles. Les programmes sont flexibles en termes de mise au point et de planification. Un étudiant gagnera quinze des certifications principales qui sont actuellement reconnues par l'industrie informatique. Cela donnera à l'élève un avantage concurrentiel lors de la recherche d'un emploi. Les frais de scolarité comprennent le coût de la certification.  2. American Intercontinental University  Les frais de scolarité sont de 300 $ par crédit.  AIU est une école qui prend très au sérieux les jeunes professionnels de l'informatique. Les programmes offerts à AIU fournissent à l'élève une formation spécialisée dans certains domaines du domaine informatique en fonction de leur concentration. Chaque programme offert fournit à l'élève des connaissances essentielles à la compréhension de l'infrastructure et de la conception du réseau, à l'exécution réussie de tâches informatiques et d'autres informations nécessaires pour être compétitives dans le domaine informatique.  3. Southern New Hampshire University  Les frais de scolarité sont de 320 $ par crédit.  Les instructeurs ayant une grande expérience dans le monde réel dans l'industrie informatique offrent aux étudiants une éducation parmi les meilleurs trouvés en ligne. En plus d'apprendre tous les éléments clés de la technologie de l'information, les étudiants apprendront également des compétences professionnelles qui aideront à les préparer à profiter de leurs compétences informatiques dans le monde des affaires.  4. Université de Herzing  Les frais de scolarité sont de 3oo $ par crédit pour les étudiants à plein temps, 460 $ par crédit pour les étudiants à temps partiel.  Le programme de diplôme en informatique de Herzing traite de la préparation des étudiants pour les nombreux défis auxquels ils seront confrontés en tant que professionnels de l'informatique dans un monde de progrès technologique constant. La formation consiste à résoudre des problèmes que des industries spécifiques telles que la banque, la comptabilité et le commerce de détail pourraient faire face en termes d'informatique. Le prix pour les étudiants à temps plein fait de Herzing l'une des écoles informatiques en ligne les plus abordables.  5. Penn State University  Les frais de scolarité sont de 495 $ par crédit  Étant donné que Penn State est l'un des collèges respectés de la nation, ses frais de scolarité sont nettement plus élevés que la plupart des écoles informatiques en ligne. Cependant, vous obtenez beaucoup pour votre argent. Leur programme informatique repose principalement sur des étudiants plus âgés qui sont déjà des professionnels actifs. Les compétences informatiques enseignées ici aideront ces étudiants à rester pertinents dans un monde de haute technologie où il est facile pour les personnes sans les informations d'ordre informatique actuelles de passer. La réputation de Penn State aidera également les étudiants à trouver un emploi. En savoir plus en suivant le lien sur le site du spécialiste reconnu de l'agence en référencement naturel qui a une très bonne formation SEO.  

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03 novembre 2017

USA : urgence contre la drogue

Donald Trump s’apprête à se réunir avec ses plus proches conseillers pour déclarer un état d' »urgence nationale » concernant la crise des opiacés, stupéfiants qui font des ravages en termes d’addiction et des dizaines de milliers de morts par an aux Etats-Unis. « Nous allons avoir une grande réunion sur les opiacés demain », a affirmé le président républicain mercredi à des journalistes à la Maison Blanche. « Nous allons avoir une réunion importante (…) pour déclarer l’urgence nationale qui nous donnera les moyens de faire ce que nous ne pouvons pas pour l’instant », en permettant notamment de débloquer des fonds, a-t-il assuré. On estime qu’environ deux millions d’Américains sont désormais dépendants aux opiacés, une catégorie de stupéfiants englobant des médicaments analgésiques délivrés sur ordonnance et l’héroïne, souvent mélangée avec des substances de synthèse. Le 45e président américain avait déjà reconnu en août que la situation sanitaire provoquée par la crise des opiacés relevait d’une situation d’urgence nationale, mais n’avait alors pris aucune décision formelle. Une commission spéciale qu’il a mise en place sur l’addiction et l’abus d’opiacés avait également conclu que déclarer une telle situation devenait « urgent ». « Votre déclaration renforcerait (les prérogatives) de votre administration pour prendre des mesures audacieuses et forcerait le Congrès à se concentrer sur le financement (…) pour s’attaquer à ces pertes humaines », avait notamment suggéré la commission. Toujours selon elle, 142 Américains sont morts chaque jour d’une surdose d’opiacés tels que le fentanyl en 2015, soit davantage que le nombre de victimes d’accidents de la route et d’homicides par balle réunies. D’après une estimation du New York Times, ce sont 60.000 personnes qui sont mortes d’overdoses d’opiacés aux Etats-Unis en 2016, dont le chanteur Prince, une augmentation de 19% par rapport à 2015.

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06 septembre 2017

Un baptême à sensations

Certaines passions ne s'expliquent pas. Pour ma part, j'ai une passion pour le moins étrange : les avions de chasse. Je ne sais pas pourquoi ni comment elle m'est venue. Mais d'aussi loin que je me souvienne, j'ai toujours été fasciné par ces appareils. Pendant longtemps, il m'a même été impossible de sortir de la maison sans avoir mon avion de chasse porte-bonheur dans mon sac. Je jouais avec aussi souvent que possible et m'embarquais dans de complexes duels aériens contre le Baron Rouge. Avec de tels antécédents, il était normal qu'un jour, devenu adulte, je veuille monter à bord d'une de ces petites merveilles. Il m'aura fallu bien du temps pour réaliser ce rêve, mais enfin, j'ai pu le faire dernièrement, lors d'un incroyable baptême en avion à réaction. Et vous savez quoi ? Même si je suis redescendu sur terre depuis un bout de temps, je crois qu'une part de moi restera toujours là-haut, à quelques 700km/h. Car les sensations que j'ai pu avoir pendant ce vol continuent de me hanter. Vous avez déjà remarqué la différence qu'il peut y avoir entre lire un récit et le vivre soi-même ? C'est exactement ce qui s'est produit lors de ce vol délirant. Je savais par coeur les émotions que donnait un vol en avion de chasse : la charge des G qui vous fait peser cinq fois votre poids, le sentiment de légèreté que procure les G négatifs durant certaines figures, la vue qui diminue quand on est écrasé dans certains virages... Mais au fond, peu importe ce qu'on pense savoir, on ne réalise pas vraiment tant qu'on est au sol ; car quand l'organisme ressent de telles sensations, on réalise soudain que le savoir ne représente pas grand-chose tant qu'il n'est pas vécu personnellement. Certains moments étaient tellement extrêmes qu'ils en étaient même carrément atroces. A tel point que, même si j'ai adoré ce baptême, j'ai été heureux quand il a fallu rentrer... Je commençais à avoir le teint grisâtre. En tout cas, si vous êtes comme moi un fondu d'adrénaline, je vous conseille vraiment l'aventure. Voilà le site où j'ai déniché ce baptême, si vous voulez jeter un coup d'oeil au programme. Je vous laisse le lien vers le site spécialiste de ce de vol en avion de chasse.

 

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04 septembre 2017

Ce que nous apprend Ebola

La récente épidémie d’Ebola nous apprend beaucoup sur la santé et le développement. Au cours des 40 dernières années, des épidémies sporadiques de la maladie du virus Ebola à travers l’Afrique équatoriale ont abouti à quelques centaines de décès en moyenne, le virus étant principalement confiné aux zones rurales et contenu en l’espace de quelques semaines ou mois. Au total, entre 1976 et 2012, les épidémies d’Ebola ont infecté environ 2 400 personnes et causé près de 1 600 décès. En décembre 2013, une autre épidémie débutait en Guinée rurale, près de la frontière avec la Sierra Leone et le Libéria. L’identification formelle de la maladie s’est faite en mars 2014, alors que des cas se produisaient déjà dans les pays voisins. Cette dernière épidémie a été la plus grave et la plus longue parmi toutes les épidémies du virus depuis sa découverte. Elle a affecté des milliers de personnes, davantage que toutes les épidémies précédentes combinées, et n’est pas encore finie, après plus d’un an, dans quelques-uns des pays affectés. Fin mai 2015, plus de 27 000 cas confirmés, probables et suspects et plus de 11 000 décès avaient été signalés, selon l’OMS. L’UNICEF estime que plus de 5 000 enfants ont été infectés et 16 000 autres ont perdu un parent ou les deux ou leur tuteur principal. La transmission rapide, importante de la maladie a en outre créé des risques au-delà de l’Afrique. Contrairement aux épidémies précédentes, en 2014, l’épidémie s’est propagée aux zones urbaines et aux villes, provoquant une transmission rapide et importante en Guinée, au Libéria et en Sierra Leone. Le niveau élevé de la transmission de la maladie repose sur plusieurs facteurs, dont la méconnaissance de la maladie, une infrastructure sanitaire en mauvais état, la propagation rapide aux zones urbaines, la grande mobilité de la population, ainsi que les croyances culturelles et les comportements. D’autres pays ont eu à gérer des cas ou une transmission localisée. C’était la première fois que la maladie a été propagée à l’étranger par des passagers, ce qui souligne le risque mondial potentiel de la maladie. Fin 2014, Ebola a été déclarée une urgence de santé publique de portée internationale.

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06 juillet 2017

L’Ukraine sanctionée pour l’Eurovision

La chaîne publique ukrainienne a reçu une amende pour avoir interdit à la chanteuse russe Ioulia Samoïlova de participer au concours en mai dernier. L'Union Européenne de Radio-Télévision (UER) a annoncé ce jeudi avoir imposé une "lourde amende" à la chaîne publique ukrainienne. En cause notamment: la décision d'interdire à la jeune chanteuse russe Ioulia Samoïlova de participer au concours de l'Eurovision en mai dernier, en raison d'un concert qu'elle avait donné en juin 2015 en Crimée. "Conformément aux règles du concours, cette amende a été communiquée à l'UA:PBC" la chaîne publique ukrainienne qui a diffusé l'événement, a expliqué un porte-parole de l'UER. Le directeur de la Société nationale de télévision publique ukrainienne, Zourab Alasania, a déclaré de son côté lors d'un entretien avec la chaîne ukrainienne de télévision 112.ua que "le montant de l'amende peut aller jusqu'à 200 000 euros". Un montant que l'UER a refusé de commenter. "Nous allons faire appel de la décision auprès du Comité de surveillance de l'Eurovision, bien que nous ayons l'impression que cela ne mènera à rien. De fait, la décision définitive a déjà été prise", a-t-il ajouté. L'UER justifie l'amende en soulignant que les organisateurs du concours ont été à l'origine de "graves retards" dans l'organisation de l'Eurovision. Ces retards, qui ne sont pas détaillés, "ont créé des difficultés inutiles", estime l'UER. En outre, note-elle, la chaîne publique ukrainienne "ne s'est pas acquittée convenablement de ses obligations en ce qui concerne [...] la participation de l'artiste russe". Conçu comme un ferment d'unité européenne, le concours de l'Eurovision, disputé pour la première fois en Suisse en 1956, est devenu une chambre d'écho des rivalités nationales, illustrées une fois encore en mai dernier par le différend entre Moscou et Kiev sur le choix de la candidate russe. La décision de l'Ukraine, pays hôte de l'édition 2017, d'interdire l'entrée sur son territoire à Ioulia Samoïlova, jeune chanteuse de 27 ans qui se déplace en fauteuil roulant, en raison d'un précédent concert donné en Crimée après l'annexion de cette péninsule par Moscou en 2014, a conduit au refus de la Russie de diffuser l'événement et à l'exclusion du pays. Dans sa déclaration, l'UER indique que le Comité directeur du Concours Eurovision de la Chanson a "réprimandé" la chaîne russe Channel One qui a refusé de diffuser l'événement. Toutefois, l'UER estime qu'il n'est pas nécessaire "pour le moment" de sanctionner Channel One. Au final, c'est le Portugal qui a remporté haut la main et pour la première fois l'Eurovision à Kiev, devançant la Bulgarie avec une ballade mélancolique tranchant avec le strass habituel du show aux 200 millions de téléspectateurs.

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28 juin 2017

En Catalogne

Si vous êtes convaincus que les séjours 5 étoiles font du bien, je vous invite à lire ce billet. Le mois dernier, ma femme et moi avons fait une escapade romantique dans ce qui est sûrement un des plus beaux hôtels,probablement l'un des plus beaux hôtels d'Espagne. Il s'agissait d'un 5 étoiles avec tout le luxe qui va avec. Villa privée, jacuzzi, écran géant, cuisine raffinée, j'en passe et des meilleures.A partir de la terrasse de notre chambre, nous pouvions plonger dans les eaux claires. Nous avions l'impression d'être de sang royal. Et je dois vous prévenir : il y a quelque chose qu'il vaut mieux savoir : on s'y habitue rapidement, à la vie de prince. :-) Le problème inhérent à un tel séjour, c'est qu'il a une durée limitée. De retour de ce séjour de rêve, ma femme et moi avons donc regagné le réel. La vaisselle qui s'accumule à nouveau dans l'évier ; le nettoyage à faire chaque semaine ; le service qui laisse à désirer : quand on veut quelque chose, il faut le faire soi-même. Bref, si le séjour était grandiose, le retour est douloureux. Alors qu'on était satisfait de sa vie avant le voyage, on est dépité par le quotidien. Du coup, j'en viens à me poser cette question : ce genre de séjour ne fait pas plus de mal que de bien. Un séjour dans de telles conditions, ça revient un peu à prendre de la drogue. On se sent bien sur le moment, mais après, on subit le manque. C'est un peu comme montrer à un enfant un délicieux gâteau, puis à lui dire : "Désolé petit, ce n'est pas pour toi". Cet effet retour me paraît plutôt morbide là-dedans. Je suis apparemment la seule personne à m'intéresser à cette question. Ma femme, quant à elle, cherche déjà notre prochain voyage. Je la suspecte même qu'elle regarde pour retourner à cet hôtel. Il est vrai que nous avons fait un paquet d'hôtels haut de gamme, et que c'est clairement l'un des plus beaux hôtels du monde. Et je ne saurais dire si la démarche est épicurienne ou masochiste. Pour plus d'informations, allez sur le site des plus beaux hôtels du monde et retrouvez toutes les infos.

espagne

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